Jour 2 Si Jésus n’est pas né un 25 décembre, que nous reste-t-il de Noël ?
- Il etait une Foi de chrysalide à papillon

- 2 déc. 2022
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Faut-il remiser le bœuf et l’âne, envoyer paître les bergers, textoter les mages en espérant qu’ils pourront se faire rembourser leurs cadeaux ? Doit-on laisser filer l’étoile, casser l’étable de la foi et déserter la crèche au risque d’en faire un squat pour de drôles de gros bonshommes barbus vêtus de rouge qui militent pour un retour à l’antique fête des lumières ? L’enfant Jésus doit-il laisser la place à l’enfant-roi gâté par des parents-mages qui couvrent leur petit trésor de cadeaux au nom d’une croyance commerciale à un Père Noël sponsorisé par une fameuse boisson gazeuse ?
La nativité vs Noël
D’un point de vue plus théologique, il faut cependant affirmer que c’est la venue au monde de Jésus qui fait Noël et non pas l’inverse. Comme le rappelle l’étymologie du mot Noël, il est d’abord question de Nativité (en italien : Natale, en espagnol : Navidad) ! Ce n’est pas une date anniversaire, mais c’est une profession de foi. La naissance du Christ nous dit que Dieu s’inscrit pleinement dans l’histoire réelle et quotidienne des humains. Il vient dans un monde rempli de cris de souffrance, ceux d’une femme qui accouche, Marie. Il naît dans notre histoire, recevant sa première cicatrice, souvenir du cordon ombilical coupé. Noël nous montre un petit être fragile et dépendant qui repose dans les bras d’un simple homme, Joseph. Marie et Joseph, deux illustres inconnus perdus au milieu de nulle part, c’est ça Noël !
Ce qui fait le cœur même de l’Évangile, c’est cette incarnation ; idée propre au seul Christianisme. L’humain ne cherche pas à atteindre le divin, c’est le divin qui vient embrasser totalement la condition de l’humanité. Dieu se fait mortel, puisqu’il est né un jour du calendrier.
Point de départ
Fêter Noël, c’est répondre à l’invitation qui nous est envoyée et qui nous met en route, à la suite des bergers et des mages. C’est prendre date pour se donner rendez-vous, tel jour en tel lieu, à la croisée de l’éternité et de notre propre histoire. Dieu s’est fait homme pour que les humains puissent naître de nouveau, quel que soit le jour de l’année.
Extrait de Philippe de Pol, pasteur catéchète à la Fondation John Bost
Lecture du jour : Jérémie 33 : 14-16








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